Dare-Dare – VIVA! Art Action https://2011.vivamontreal.org Festival d'art performatif Sat, 02 Oct 2010 02:13:14 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.5 De retour après la pause https://2011.vivamontreal.org/2009/09/de-retour-apres-la-pause/ https://2011.vivamontreal.org/2009/09/de-retour-apres-la-pause/#respond Tue, 22 Sep 2009 20:00:57 +0000 http://vivamontreal.wordpress.com/?p=484 Continuer la lecture ]]> Ce billet vous arrive avec un décalage de 24 h. Couvrir un événement comme VIVA! c’est comme faire le Tour de France, il faut savoir économiser ses énergies. Ce lundi, seule journée de repos dans le festival, en était un sans écriture. Cependant, dimanche dernier était une autre belle journée de fin d’été. Les rendez-vous en plein air, séries d’événements hors les murs présentés par Dare-Dare, ont permis aux festivaliers de profiter du beau temps du weekend.

DSC05916La programmation dominicale était amorcée dans le Parc Lahaie avec l’intervention de Marianela Orozco. Son arrivée en public fut remarquée. Sortie du compartiment arrière d’une voiture, l’artiste cubaine n’était vêtue que de ses sous-vêtements et de ses talons hauts. Cette dernière défila sur un tissu de feutre brun, préalablement déposé par terre. Celui-ci ressemblait étrangement aux tapis rouges de gala. Une fois rendue au bout, elle se coucha au sol. Deux assistants enroulèrent Orozco dans la carpette et ensuite elle fut déposée dans le coffre du véhicule qui escorta la performeuse. Rappelant la performance America de Joseph Beuyz, celle-ci était reprise à la sauce féminine et cubaine.

DSC05917S’il arrive, que certaines interventions lors du festival soient fashionably late, Christian Bujold a su mettre à profit cette tolérance de la part du public de VIVA!. Tout au long de l’événement, l’artiste pratique des interventions sous le thème du désengagement. Lors de son action, au Bain Saint-Michel, ce dernier ne s’est pas présenté. C’est la commissaire, Constanza Camelo, qui nous a avertis du travail de Bujold. Ceux qui sont intéressés d’en connaître davantage sur le projet du performeur peuvent lire son blogue ici.

DSC05920Dimanche dernier était encerclé sur le calendrier de plusieurs. Adonis Flores, figure importante de la scène cubaine, nous faisait l’honneur d’une deuxième visite à Montréal. Lors de sa présence à VIVA!, l’artiste s’est promené à quatre pattes du coin Bernard/Parc jusqu’à la station d’essence à côté des bureaux de Ubisoft sur le boulevard Saint-Laurent. Flores revêtait la tenue de camouflage militaire avec bottes aux mains. Il y aurait beaucoup à écrire sur cet uniforme de dissimulation qu’a employé à plusieurs reprises le performeur cubain. Ce dernier a attiré beaucoup l’attention des passants avec ses vêtements conçus pour l’occultation.

DSC05926 rognéEn soirée, La Centrale célébrait le finissage de l’exposition de Dominique Pétrin avec une performance de celle-ci qui s’inscrivait dans le cadre du festival. Ma collègue Karren Spencer a écrit une description de l’action que vous pouvez lire ici. Je tiens seulement à ajouter que cette soirée fut très glamour. Il y avait un Line up avant l’ouverture des portes. Certaines personnes se sont fait refuser l’entrée à cause du nombre limité de places. Pétrin, chanteuse de la défunte formation les Georges Leningrad, a transporté l’assistance dans son univers pétrochimique. Les chanceux qui ont assisté au spectacle étaient, en majorité, euphoriques.

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Interventions urbaines? Erreur… intervention dans le Mile-End https://2011.vivamontreal.org/2009/09/interventions-urbaines-erreur-intervention-dans-le-mile-end/ https://2011.vivamontreal.org/2009/09/interventions-urbaines-erreur-intervention-dans-le-mile-end/#comments Sun, 20 Sep 2009 17:39:21 +0000 http://vivamontreal.wordpress.com/?p=386 Continuer la lecture ]]> C’est par un bel après-midi ensoleillé de fin d’été que Dare-Dare a débuté sa programmation dans le cadre de VIVA! À son habitude, le centre a favorisé les performances en milieu urbain afin de se rapprocher de la communauté. Cette approche a permis de faire connaître l’art actuel à un public qui ne fréquente pas nécessairement ses lieux de diffusion. Cependant, le quartier investi, le très artsy Mile-End, et le contexte de festival ont plutôt attiré une assistance d’initié aux présentations des artistes invités par les commissaires Constanza Camelo et Manon Tourigny.

DSC05912La première intervention était assurée par le duo saguenéen composé de Carl Bouchard et Martin Dufrasne. Le lieu était éclectique, car il se situait sous les peupliers du terrain vacant derrière l’entrepôt de la boutique Jeans Jeans Jeans sur la rue de Gaspé. Les deux jeunes hommes invitaient l’assistance à un numéro de fakir. Dans leur installation de camping, lesboyz faisaient chauffer des pièces de un sou sur un barbecue de fortune tout en buvant du Jack Daniel. Une fois la monnaie assez chaude, le couple Bouchard/Dufrasne ont ensuite étalé celle-ci sur le sol et, une fois dévêtus, ils se sont couchés dessus comme les ascètes sur un lit de tisons brulant. La performance n’avait pas la prétention d’être un spectacle de mortification hindou. La substitution entre le folklore indien et québécois rendue la scène assez ludique.

DSC05913Le programme s’est poursuivi avec Katnira Bello. Celle-ci attendait le public sur la voie ferrée près du viaduc Van Horne. Trainant une chaise sur le chemin de fer, l’artiste mexicaine s’est ensuite assise pour y mastiquer la presque totalité des pétales d’un bouquet de roses rouges. Les pigments naturels de celles-ci ont rapidement coloré la salive de Bello. Après avoir essuyé l’écume de sa bouche avec un mouchoir de poche blanc, la performeuse a agité ce dernier ce qui mit fin à l’intervention.

DSC05914Cette première Off programmation se termina avec une performance de Sophie Castonguay et Anne-Marie Ouellette. Pour l’intervention, il fallait se rendre dans un petit local vacant avec vitrine situé sur la rue Maguire à quelques pas du Bain Saint-Michel. Devant une assistance restreinte – le nombre de spectateurs était limité à cause de l’espace – cinq protagonistes étaient reliés par une nappe/bavettes et partageaient un repas. Tout au long de cette mise en scène, le convives a lu à voix haute des phrases préalablement écrites par Castonguay sur des bandelettes de papiers. Celle-ci distribuait les répliques. À certains moments du spectacle, celui-ci avait l’apparence d’une conversation à table cohérente. À d’autres moments, la scène semblait absurde. À souligner le travail esthétique et tous les petits détails apportés aux ustensiles, aux couverts, aux accessoires, et à la nourriture de ce souper.

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