8 octobre
While Martine presented us with a durational work, as compared with Alice whose action lasted about twenty minutes max, toutes les deux on abordé la piscine comme un support à une graphie vivante. Martine écoutait beaucoup la sensation que la piscine lui livrait pendant sa performance alors qu’Alice se connectait aux particularités architecturales et aux propriétés de la piscine. So in both of these works, the pool becomes a canvas. C’est intéressant parce que dans les deux cas, de l’encre a été utilsée, de forme solide (chez Martine) et liquide (chez Alice). But the optical illusion that the powdered pigment creates in Martine’s work made it actually seem as though it was liquid too. De l’idée du canevas, on pourrait passer à celle du texte. La piscine comme page blanche…
Et on pourrait encore parler des formes géométriques, ici la répétition des rectangles présents dans l’environnement de Martine (les feuilles 81/2 x 11, la table, les photos) et dans celui d’Alice (les plats, les éponges, le carrelage de la piscine). La grande toile brute aussi était rectangulaire.
L’aspect poétique chez Martine était vécu comme une extension dans le temps se développant sur une multiplicité de couches alors qu’Alice, elle, travaillait en employant la succession, son poids sur les éponges, layer upon layer of shapes and textures that embodied the very architecture and materials inherent in the built space. Son poétique se déployait comme un flash. Elle a fait un tableau dans la piscine, ensuite, elle a réalisé un tableau dans la porte, et les deux mis ensemble… one element plus another element creates a third. C’est dans ce troisième terme que jaillit le poétique.
En parlant du poétique, j’ai vu la performance de Martine comme un recueil de poésie, qu’on m’aurait donné à lire from cover to cover. Pas un poème individuel, mais un recueil, c’est-à-dire un ensemble de textes liés liées les uns aux autres par une trame pas seulement thématique mais stylistique, formelle, lexicales, etc. Quand on lit un recueil au complet, chaque poème acquiert une densité parce qu’il est mis en relation avec les autres. D’ailleurs, la référence littéraire, ou plutôt textuelle est évidente dans l’usage de la feuille blanche, de l’encre qui prend place dessus, du fil (étymologiquement, le texte est un tissu). Le corps de Martine est devenu lui aussi une surface enduite d’encre sur laquelle les parties de son visage devenaient des mots, de nouvelles façons de se nommer.The table seems to be a kind of resting spot for Martine too. A ground zero, as it were, of her performance canvas. (cf: Barthes, Le degré zero de l’écriture).
Il y a des couches successives de sens dans sa performance qui apportent plein de pistes possibles. L’important était moins de construire un tout final que de semer des moments. De même, lorsque l’artiste manipulait le fil noir pour entourer sa tête, l’importance n’était pas donné à la répétition elle même du geste, mais plutôt à l’évocation du geste à travers le temps. Ici, on a par contre un résultat, cette coiffe flexible, a mass of soft black matter that even in its apparent solid-ness will eventually défait, coupe, transforme cette matière en un résidu tel l’encre sur les feuilles de papier blanches.
En regard de l’infinité des possibles qui pouvaient advenir pendant la performance de Martine, où une place était laissé à l’imprévu, Alice pour sa part, construisait un tableau. Elle achèvera une oeuvre. Elle soutenait du regard, dans ses attitudes physiques et dans l’attention portée aux gestes minimaux, une intention très dirigée qu’elle développait graduellement en choisissant de tirer profit d’une grande économie de moyens. : “I have images I have to do.” (citation d’Alice pendant son passage au Performer Stammtisch).
Toutes les deux travaillaient la composition d’images fortes et bien campées et donnaient à voir les étapes d’une transformation. Dans les deux cas, le processus de l’action prenait une place prépondérante. Dans les deux cas, c’était la manifestation concrète du Right time Right place Right action. Ce soir-là le poétique était au rendez-vous et le performatif était sont allié.





