À la suite du workshop Listening and Creativity avec Jon Mueller où il était question de l’importance de la qualité d’écoute dans la vie de tous les jours et au du sein d’un processus créatif, je me demande : Quel est mon propre défi en regard de mes façons de percevoir la série de performances présentées durant le festival VIVA ! Art action 2011 ? J’ai également assisté à trois rencontres du collectif Stammtisch dont les conversations avec les artistes ont généré une réflexion active construite à même les questions des gens, les visions et les interrogations des performeuses et des perforemeurs face à leur propre travail. J’ai alors vu à quel point ces échanges peuvent devenir un élément performatif au même titre que les actions publiques que nous réalisons.
Ainsi la pré-performance, la performance actualisée et la post performance entretiennent un processus performatif global qui influence le cours des choses, modifie la démarche et les orientations futures de l’artiste. Comment puis-je demeurer aux aguets quant à mon ouverture d’esprit et à ma qualité de connexion avec le travail dont il est question ? Comment développer une sorte d’antenne qui repère le performatif en mettant de côté mes a priori, mes positions idéologiques, mes préférences, etc. ? Plutôt demeurer dans le mouvement de la pensée, favoriser l’intention de penser autrement.
La nature, la diversité, la qualité des performances que j’ai vues ont mis en lumière la nécessité de garder à l’esprit que les emprunts faits aux attitudes quotidiennes, aux codes culturels, aux comportements sociaux, aux disciplines artistiques ainsi que les procédés utilisés sont à la fois variés, nuancés et furtifs. Comment également considérer que ceux-ci s’insèrent dans une lecture globale d’une pratique momentanée ? Certes, nous savons que ces pratiques évolutives sont complexes et que leur réception est loin d’être linéaire et exhaustive. De plus, nous ne sommes pas sans savoir que même la performeuse ou le performeur en situation doit accepter que son travail lui échappe. Il s’agit, pour elle ou pour lui, d’être au service du performatif. Comment préciser l’échange en fonction de la singularité des détails qui constituent la personnalisation du travail artistique dans un contexte d’art performance ? Et, pourquoi le faire ?
S’engager à multiplier les facettes du discours sur la performance en fonction des particularités qui ne sont pas évidentes à la première lecture, ni liées aux grandes catégorisations des tendances et ce, en développant une écoute active avec les performeuses ou les performeurs concernés, m’apparait fondamental pour la continuité des pratiques mais aussi pour la construction d’une fine résistance face à l’état actuel des choses. Rendons effective la perspicacité du mode performatif.


les choses que je senti dans l’écriture de toutva pendant cette festival c’est ca: une grande ouverture avec une ècoute très fin. an attending to and an acknowledging of the weight of things with the heart, the mind and the soul. the writing here on this blog is really, to me, very exceptional.
thank you.
k
karen, i would like to thank you in return as we (TouVA) engaged ourselves in this performative experiment with the connaissance et reconnaissance of your voice (so sensible and exact and rich) in viva 2009’s blog (cette même voix que j’ai tellement pris plaisir à retrouver récemment dans le blogue de visualeyez)…
A
🙂 …
i JUST noticed (speaking of attentivieness) your collective is touva…not toutva and not tout va…! now i will have to go back and correct all my posts about you…uh huh. i promise to never get this wrong again!
Well, actually it’s even TouVA (Tou pour Tourangeau, V pour Victoria et A pour A)… Les majuscules sont importantes!