oui c’est difficile d’écrire instantanément comme le suggère Catherine. La forme très subjective, mais éclairée de Karen s’avère adaptée à ce type d’événement très spécialisé et marathon (réf. Paul Couillard et al., sur le récit subjectif comme forme de documentation performative). Les actions se succèdent à un rythme de festival épuisant pour qui essaie de tout couvrir. C’est un rythme qui nous entraîne, qu’on le veuille ou non. Mais l’intensification du réel – dans son temps et espace – permet de vivre des choses que la routine tend à niveler. Comme le dit Karen dans un de ses billets (merci Manon de m’avoir appris la version f. de «post»), la performance c’est une petite communauté très spécialisée et on a beaucoup à apprendre entre pairs.
Le blogue était un des désirs de la première édition (je vous mettrai le lien vers le journal de bord de Théodor di Ricco qui relate des expériences de la première édition et un slideshow). Cette année, le blogue s’est matérialisé et est devenu un autre espace riche et complexe (comme la salle à manger et la cuisine de Sp, les workshops, les talks etc) : un terrain pour stimuler, soulever des débats, échanger rapidement. Mais même si la forme d’écriture y est plus libre elle doit quand même s’inscrire dans un cadre artistique, culturel et conceptuel donné, en l’occurrence, l’art performance dans toutes ses nuances et dimensions.
Depuis le début du festival, le blogue se construit et se ramifie. Les voix se multiplient, les commentaires aussi. Écrit à plusieurs mains dont certaines fortes, d’autres plus timides et parfois même un peu maladroites, j’en ai beaucoup apprécié la lecture. La publication qui en ressort(ira) est intéressante et utile, à la fois récit, article, rapport, catalogue. Anne
Viva!

